Celle qui aimait la nuit

Il y a quelques temps je lisais un article de La Carne où elle expliquait qu’elle n’aimait pas la nuit, évidemment chez elle la nuit est peuplée de monstres avec des milliards de pattes alors forcément ce n’est pas engageant. (Je n’ai pas trouvé le monstre que je voulais avec des milliards de pattes, mais je me suis dit que les épines ce n’était pas mal non plus).

monstres

Longtemps je me suis couchée tôt, non ce n’est pas ce que je voulais dire 😉 , donc longtemps j’ai eu peur du noir.

Je pense que c’est en grande partie dû au fait que mes frères me faisaient croire qu’il y avait des loups-garous entre le garage où je rangeais mon vélo, et la maison. De mes années d’étudiante, m’est resté longtemps l’idée que l’obscurité était synonyme de fête mais aussi de pervers qui peuvent te guetter.

Mais depuis que je suis maman, la nuit est mon amie.

C’est un moment privilégié, intemporel, coupé du reste de la journée…Les heures de la nuit sont celles qui s’étirent voluptueusement, celles de la complicité, des mots feutrés, de la musique en sourdine, du tête à tête avec soi, de l’introspection, du calme profond presque de la sérénité…

Je n’ai jamais été insomniaque, aussi ces heures de la nuit ne sont pas angoissantes pour moi.

J’aime écrire la nuit, les mots coulent plus rapidement (les fautes d’orthographe aussi hélas ^_^), mes idées sont souvent plus claires, j’aime aussi écouter la respiration de ma maison, ces petits bruits imperceptibles le jour mais qui montrent que le lieu est vivant.

Parfois j’écoute juste ce bruit là, parfois, je mets un fond sonore cela dépend de mon humeur…La nuit c’est aussi le moment où les masques tombent, où, face à son clavier ou à une feuille de papier on peut se laisser totalement aller et écrire tout ce que l’on veut, inventer des univers, fabriquer des taches de lumière, débrider son imaginaire, capturer l’éphémère…

La nuit ne m’agresse plus, elle est au contraire un rempart contre le quotidien, un espace de liberté, un cocon protecteur, elle est la complice de mes fugues imaginaires et quand, vaincue par la fatigue, je dois rejoindre mon lit c’est parfois à regret que je la quitte…

Nul monstre ne peuple mes nuits, les loups-garous ont disparu, ne reste alors que la magie…

La nuit étoilée sur le Rhone, Vincent Van Gogh

La nuit étoilée sur le Rhône, Vincent Van Gogh

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Publié le 11 juin 2015, dans Humeurs, et tagué , , , , , . Bookmarquez ce permalien. 6 Commentaires.

  1. C’est aussi le moment où l’on peut être vraiment seul, où aucun parasite ne vient perturber ce que nous sommes profondément, voire ce que nous voulons être… Jusqu’à ce que le violent tocsin du réveil importun vienne mettre un terme à cette claire réalité, ou ce doux rêve éveillé.

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  2. j’aime aussi tous ces aspects de la nuit, paradoxalement. 🙂 (mais hors période insomnie! 😉 )
    (Merci pour le clin d’oeil. 🙂 )

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  3. Je croyais que tu avaisbesoin de 9h de sommeil?….
    Mais je suis d’accord avec toi; la nuit ne me fait pas peur, j’aime écouter le calme 😉

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